mercredi 21 septembre 2016

Antananarivo - Toamasina : la RN2 aux multiples facettes

La RN2 qui relie Antananarivo à la grande ville portuaire de Toamasina, également connue sous l'appellation Tamatave, est une artère économique vitale pour le pays. En plus d'être une voie d'acheminement des milliers de tonnes de marchandises en provenance du premier port de Madagascar, cet axe est le cordon ombilical économique des destinations balnéaires de la Côte Est, pour ne citer que Foulpointe (Mahavelona), Mahambo, Ambila Lemaitso ou encore Manambato. 

La RN2 : une route particulièrement fréquentée

Que l'on décide de prendre le taxi-brousse ou rouler à bord de son propre véhicule, on se laisse toujours surprendre par la densité du trafic le long de la RN2. Chaque virage est l'occasion de croiser un camion, un car ou un véhicule particulier. Tandis que certains appuient indubitablement sur le champignon, d'autres nous font grâce de leur concert de cliquetis et de cognements, avançant bringuebalant le long de la chaussée. 

A bord de ma petite Clio et peu habitué aux longs voyages sur route, j'appréhende chaque tournant aveugle, crainte entretenue par les nombreux faits divers parus dans les quotidiens nationaux qui relatent des accidents graves. Pour exorciser ma peur en même temps que pour garantir la sécurité des passagers, chaque virage en aveugle est précédé de quelques coups de klaxon, brefs, mais bien audibles. Résultat, la grande majorité des voitures qui arrivent en face sont déjà bien arrimés dans leur couloir. Car il faut savoir que de nombreux conducteurs ont tendance à couper leur trajectoire, comme partout d'ailleurs, pour ne pas perdre en vitesse. 

Et tout au long du voyage, je me préserve de dépasser les 75 km/h en ligne droite. Ma moyenne de 60 km/h m'a permis de rallier Toamasina en environ 7 h 30. La sécurité avant tout dira-t-on, mais aussi la joie d'admirer les paysages. 

Sur le pont de Brickaville

RN2 : Attention aux accidents


La succession des courbes associée à la trop grande vitesse de trop nombreux véhicules cause une véritable hécatombe sur la route nationale reliant Antananarivo à Toamasina. Le respect simple des panneaux de signalisation et des autres usagers suffira pourtant à réduire les statistiques des accidents. Mais puisque le respect des règles implique une baisse substantielle de la vitesse, ... WAIT AND SEE. Pour votre sécurité, je vous conseille d'être à 100% de votre capacité physique pour affronter la route. VOus aurez alors tout le temps de savourer chaque kilomètre.




A 60 km/h, la file se forme bien vite derrière la voiture.
© Brice Samsoudine


RN2 : des paysages variés et verdoyants

Par-delà les accidents et la forte circulation, la route nationale 2 est un vrai plaisir à parcourir, offrant aux voyageurs une succession de paysages verdoyants où les Ravinala et d'autres essences tropicales marquent leurs empreintes. On se laisse toujours surprendre par le charme authentique des forêts humides ou l'atmosphère bucolique qui règne dans les villages qu'on traverse, quand bien même on a déjà effectué le voyage plusieurs fois. 



La descente de Mandraka

Dès la sortie de Moramanga jusqu'à la sortie du parc Andasibe, la richesse naturelle du pays s'exprime, même si l'on se désole quelque peu des nombreuses zones déboisées en faveur d'un commerce florissant du charbon de chauffe. 


La couleur verte est omniprésente, un vrai plaisir à admirer depuis l'habitacle
© Brice Samsoudine
A votre arrivée à Toamasina, capitale de l'Est et deuxième agglomération du pays, vous découvrirez une cité grouillante de vie, quelque peu anarchique avec les centaines de vélos, de cyclo-pousses et de cyclomoteurs qui sillonnent les rues. Les rues principales sont bien entretenues, mais il faut s'attendre à être secoué dans sa voiture si vous comptez explorer les nombreux quartiers de la ville. Le rendez-vous avec le "Bord", c'est-à-dire le front de mer, est incontournable. C'est le lieu de rencontre de tous les habitants, notamment en fin de journée. Les heures passent si vite dans cette cité que si vous ne faites pas attention, vous risquerez de rater votre heure de départ pour Foulpointe, située 54 km plus loin en direction du nord. 

Vue sur le port de Toamasina
© Brice Samsoudine






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