vendredi 30 septembre 2016

Foulpointe : cette destination chère aux Tananariviens

Foulpointe, bourgade balnéaire située à quelque 400 km d'Antananarivo et à 54 km de Toamasina, est une destination populaire auprès des habitants de la capitale. Parce que si Vatomandry n'est qu'à 273 km et que le climat est relativement semblable, Foulpointe est la destination la plus proche qui offre aux vacanciers les atouts d'un lagon calme, préservé de la furie de l'Océan Indien. Ailleurs en effet, l'absence d'une barrière corallienne permet à la mer d'exprimer toute sa puissance, au détriment des amateurs de baignade et de farniente.


A Foulpointe, trois ingrédients essentiels d'une station balnéaire paradisiaque sont réunis, à savoir un climat tropical, de longues plages de sable fin et les cocotiers, cet élément végétal indispensable qui accentue le caractère exotique du pays. 

La plage de Foulpointe
La plage animée de Foulpointe
Lors de la saison haute, à partir de la fin du mois de juin, la petite ville est littéralement prise d'assaut, et le nombre de véhicule croit de façon substantielle, donnant parfois à la tranquille bourgade des airs d'Antananarivo, avec ses klaxons et même quelques embouteillages. Mais lorsque tout le monde est à la plage, la route nationale retrouve un calme relatif. 

Pour espérer trouver un hébergement de qualité, il est vivement conseillé de réserver au moins un mois à l'avance, et même ce délai peut être insuffisant. En effet, alors que nous avons prévu de partir le 22 août (de l'année 2015), nous avons souhaité réserver au Lagon Hôtel un mois plus tôt. Résultat, tous les bungalows ont été réservé et il fallait reprendre les recherches. Ce n'est qu'après une vingtaine de coups de fil que nous avons pu réserver un bungalow pour six personnes à East Analamanga. Si l'établissement n'est pas au bord de la mer, il propose un cadre soigné et un coin de jeu pour les enfants. Tout comme Le Lagon, l'eau chaude est disponible et un restaurant propose des plats sur commande.

Comme Foulpointe est une destination qui accueille de nombreux Tananariviens, des dizaines de milliers chaque saison, les habitants parlent facilement le dialecte merina, mais je vous conseille vivement d'apprendre le dialecte betsimisaraka, chantonnant et séduisant à souhait. 

A travers ce petit blog, je vous raconterai mes aventures familiales en profitant de mes articles quelques conseils pratiques pour améliorer votre séjour à Foulpointe. 

mercredi 21 septembre 2016

Antananarivo - Toamasina : la RN2 aux multiples facettes

La RN2 qui relie Antananarivo à la grande ville portuaire de Toamasina, également connue sous l'appellation Tamatave, est une artère économique vitale pour le pays. En plus d'être une voie d'acheminement des milliers de tonnes de marchandises en provenance du premier port de Madagascar, cet axe est le cordon ombilical économique des destinations balnéaires de la Côte Est, pour ne citer que Foulpointe (Mahavelona), Mahambo, Ambila Lemaitso ou encore Manambato. 

La RN2 : une route particulièrement fréquentée

Que l'on décide de prendre le taxi-brousse ou rouler à bord de son propre véhicule, on se laisse toujours surprendre par la densité du trafic le long de la RN2. Chaque virage est l'occasion de croiser un camion, un car ou un véhicule particulier. Tandis que certains appuient indubitablement sur le champignon, d'autres nous font grâce de leur concert de cliquetis et de cognements, avançant bringuebalant le long de la chaussée. 

A bord de ma petite Clio et peu habitué aux longs voyages sur route, j'appréhende chaque tournant aveugle, crainte entretenue par les nombreux faits divers parus dans les quotidiens nationaux qui relatent des accidents graves. Pour exorciser ma peur en même temps que pour garantir la sécurité des passagers, chaque virage en aveugle est précédé de quelques coups de klaxon, brefs, mais bien audibles. Résultat, la grande majorité des voitures qui arrivent en face sont déjà bien arrimés dans leur couloir. Car il faut savoir que de nombreux conducteurs ont tendance à couper leur trajectoire, comme partout d'ailleurs, pour ne pas perdre en vitesse. 

Et tout au long du voyage, je me préserve de dépasser les 75 km/h en ligne droite. Ma moyenne de 60 km/h m'a permis de rallier Toamasina en environ 7 h 30. La sécurité avant tout dira-t-on, mais aussi la joie d'admirer les paysages. 

Sur le pont de Brickaville

RN2 : Attention aux accidents


La succession des courbes associée à la trop grande vitesse de trop nombreux véhicules cause une véritable hécatombe sur la route nationale reliant Antananarivo à Toamasina. Le respect simple des panneaux de signalisation et des autres usagers suffira pourtant à réduire les statistiques des accidents. Mais puisque le respect des règles implique une baisse substantielle de la vitesse, ... WAIT AND SEE. Pour votre sécurité, je vous conseille d'être à 100% de votre capacité physique pour affronter la route. VOus aurez alors tout le temps de savourer chaque kilomètre.




A 60 km/h, la file se forme bien vite derrière la voiture.
© Brice Samsoudine


RN2 : des paysages variés et verdoyants

Par-delà les accidents et la forte circulation, la route nationale 2 est un vrai plaisir à parcourir, offrant aux voyageurs une succession de paysages verdoyants où les Ravinala et d'autres essences tropicales marquent leurs empreintes. On se laisse toujours surprendre par le charme authentique des forêts humides ou l'atmosphère bucolique qui règne dans les villages qu'on traverse, quand bien même on a déjà effectué le voyage plusieurs fois. 



La descente de Mandraka

Dès la sortie de Moramanga jusqu'à la sortie du parc Andasibe, la richesse naturelle du pays s'exprime, même si l'on se désole quelque peu des nombreuses zones déboisées en faveur d'un commerce florissant du charbon de chauffe. 


La couleur verte est omniprésente, un vrai plaisir à admirer depuis l'habitacle
© Brice Samsoudine
A votre arrivée à Toamasina, capitale de l'Est et deuxième agglomération du pays, vous découvrirez une cité grouillante de vie, quelque peu anarchique avec les centaines de vélos, de cyclo-pousses et de cyclomoteurs qui sillonnent les rues. Les rues principales sont bien entretenues, mais il faut s'attendre à être secoué dans sa voiture si vous comptez explorer les nombreux quartiers de la ville. Le rendez-vous avec le "Bord", c'est-à-dire le front de mer, est incontournable. C'est le lieu de rencontre de tous les habitants, notamment en fin de journée. Les heures passent si vite dans cette cité que si vous ne faites pas attention, vous risquerez de rater votre heure de départ pour Foulpointe, située 54 km plus loin en direction du nord. 

Vue sur le port de Toamasina
© Brice Samsoudine






jeudi 14 juillet 2016

Séjour à Foulpointe : faut-il réserver ou pas ?

Copyright Pixabay
Un tantinet moins pluvieux que Tamatave et toujours protégé par son lagon, Foulpointe est une destination qui se laisse découvrir tout au long de l'année. D'ailleurs, les épisodes de pluie qui surviennent en juillet et août n'empêchent pas les familles de s'y rendre durant les grandes vacances. Maintenant, la question est de savoir s'il faut réserver ou pas, puisque la ville offre l'une des plus riches offres d'hébergement de la Côte Est. 

Au mois d’août : la réservation s'impose

Pour tous les vacanciers qui envisagent de partir à Foulpointe durant le mois d’août et qui espèrent disposer d'un hébergement proche de la mer et de qualité, il est primordial de réserver. Les grands noms de l'hôtellerie foulpointoise comme Manda Beach, Le Lagon et Tolongoina sont particulièrement prisés, mais les autres adresses sont tout aussi indisponibles si vous espérez y venir sans réservation. N'hésitez donc pas à appeler l'hôtel de votre choix dès le mois de juin pour être certain d'avoir le bungalow ou l'appartement qui vous convient. Il vous sera nécessaire de payer une avance que l'on effectue aujourd'hui par mobile banking. 

Pour les autres mois : le choix est vaste

En dehors du mois d'août, il est toujours facile de trouver son bungalow à Foulpointe, et quelques rabatteurs présents sur le bord des chemins atteste même de la faible fréquentation des lieux. Mais si vous avez une idée précise de votre séjour, prenez toujours la précaution d'appeler préalablement le responsable de l'établissement de votre choix. En y arrivant, ne vous précipitez pas et faites le tour du village. Vous tomberez surement sur un coup de cœur qui pourra se négocier à prix raisonnable. 

vendredi 1 juillet 2016

Foulpointe : une destination balnéaire à l'abri d'un immense lagon

Alors de la Côte Est de Madagascar est connue pour ses rives battues par les impressionnantes vagues de l'Océan Indien, Foulpointe, ou Mahavelona en malgache, jouit d'une immense barrière corallienne qui forme un lagon paisible où les grosses vagues ne trouvent pas place. 

Foulpointe est également un grand village de la Route Nationale 5 qui tire profit de sa vocation balnéaire, mais aussi de sa situation privilégiée le long de la seule axe routière qui mène vers les villes de Fénérive-Est et de Soanierana-Ivongo. 



Foulpointe : une plage aux deux visages




La plage de Foulpointe est, longe, tellement longue qu'elle offre aux visiteurs le choix entre une atmosphère animée et le calme imperturbable.

Du côté des grands hôtels comme Manda Beach, les chaises longues et les parasols se succèdent au point de se serrer. La proximité, pour ne pas dire la promiscuité, est au rendez-vous, et l'ambiance y est inéluctablement bruyante, avec les enfants qui courent partout et les plus grands qui se regroupent autour d'une bouteille de bière. 




Une plage bondée de monde
© Brice Samsoudine

En longeant la plage de sable fin en direction du sud, la plage change totalement puisque les transats et les parasols fabriqués localement laissent place à d'immenses espaces déserts qui nous donnent la chance de profiter de la mer paisiblement, même en haute saison. On retrouve bien évidemment les vendeurs de poissons et de beignets de coco, mais que serait Foulpointe sans cet élément essentiel du folklore, vecteur ambulant de la saveur locale. N'hésitez donc pas à abandonner l'atmosphère effervescente en face des hôtels pour écouter le silence et le bruit de la mer. Au bout de ce long chemin sablonneux, vous pourrez également admirer les vagues de l'Océan Indien qui se fracassent au-delà des barrages coralliens. Mais, attention, il n'y est plus question de baignade, car c'est trop dangereux. 


Une plage déserte à Foulpointe
© Brice Samsoudine